À PROPOS
Comment arrêter de faire vivre des situations
qui coûtent
à tout le monde
alors que
tout le monde voit qu'elles coûtent ?
Cette question traverse mon parcours
depuis 20 ans.
Je me suis intéressée aux organisations
pour ce qu'elles rendent possible.
Et pour ce qu'elles rendent impossible,
parfois sans même s'en apercevoir.
J'ai longtemps cherché à faire évoluer des situations qui résistaient malgré les efforts engagés.
À traiter des dysfonctionnements qui finissaient par devenir normaux.
À remettre en mouvement ce qui semblait bloqué.
J'ai d'abord cherché à résoudre les problèmes.
À clarifier.
À structurer.
À faire avancer les choses.
Puis j'ai découvert les limites de cette approche.
Parce qu'il arrive que les difficultés persistent malgré les efforts engagés.
Malgré l'intelligence des personnes concernées.
Malgré leur engagement.
Et parfois même malgré leur volonté sincère de faire évoluer les choses.
Ce qui guide mon travail
Mon expérience m'a progressivement amenée à porter un autre regard sur les situations.
Non seulement sur les personnes, les organisations ou les processus.
Mais aussi sur ce qui se joue entre eux.
Sur ce qui permet à un collectif de retrouver une capacité d'action.
Et sur ce qui l'en empêche.
Car derrière de nombreux dysfonctionnements se cache souvent un renoncement.
Le renoncement à traiter collectivement un sujet
devenu trop sensible
Trop conflictuel
Trop coûteux
Trop ancien
Lorsqu'un collectif ne parvient plus à traiter certains sujets,
ils ne disparaissent pas.
Ils continuent à produire leurs effets.
Et quelqu'un finit souvent par les porter à sa place.
Un manager.
Un chef de projet.
Une direction.
Parfois quelques personnes seulement.
Jusqu'à ce qu'une partie croissante de leur énergie soit consacrée à compenser ce qui n'est plus réellement traité.
Les difficultés deviennent alors normales.
Les tensions s'installent.
Et le coût continue d'augmenter alors même que chacun peut chercher sincèrement à faire avancer les choses.
Alors qu'il est souvent possible de retrouver
une capacité d'action
là où l'on croyait
qu'il n'y avait plus rien à faire.
C'est souvent à ce moment là que vous m'appelez
Quand vous savez qu'un virage est nécessaire mais ne trouvez plus le point d'appui pour l'engager.
Quand les personnes changent mais que les mêmes difficultés continuent pourtant à se reproduire.
Quand les résultats restent satisfaisants mais que vous sentez qu'une partie essentielle de la dynamique collective est en train de s'éroder.
Quand vous sentez que l'explication disponible ne suffit plus à comprendre ce qui se passe.
Quand vous commencez à douter d'une démarche, d'une décision ou parfois même de vous-même.
Quand vous savez qu'il faut engager les autres alors que les conditions de cette transformation ne sont pas encore réunies.
Lorsque vous pressentez que le problème n'est peut-être pas situé là où tout le monde continue à le chercher.
Ou lorsque vous souhaitez que ce qui fonctionne aujourd'hui continue de tenir demain.
La plupart des personnes et collectifs que j'accompagne ont déjà beaucoup réfléchi, essayé et agi.
Souvent, ils ont déjà essayé plusieurs approches.
Ils ont engagé des démarches, mobilisé des ressources et parfois obtenu certains résultats.
Mais malgré cela, quelque chose continue à résister.
Mon travail consiste alors moins à apporter une solution supplémentaire qu'à construire avec eux une compréhension suffisamment juste de ce qui se joue réellement dans la situation afin qu'ils puissent retrouver des marges de manœuvre et agir de façon plus ajustée.
Avec le temps, une autre exigence s'est imposée.
Construire des démarches adaptées aux situations plutôt que demander aux situations de s'adapter à une démarche.
Je ne veux pas avoir à défendre une méthode.
Je veux pouvoir répondre des effets qu'elle produit.
Retrouver une marge d'action conséquente
Ce qui devient possible :
Retrouver de la clarté là où tout semblait confus.
Faire émerger des sujets qui ne trouvaient plus leur place dans les discussions.
Prendre des décisions plus ajustées à la réalité de la situation.
Sortir des faux débats pour travailler sur ce qui compte réellement.
Retrouver des marges de manœuvre là où chacun avait le sentiment d'en manquer
Une conviction
Cette question m'a conduite à explorer les organisations, les systèmes, les dynamiques humaines et les conditions qui permettent à une situation d'être transformée pour de vrai.
Avec l'expérience en plus,
je ne crois toujours pas
aux situations
sans issue.
Parce que derrière de nombreuses situations qui semblent figées, il reste souvent une possibilité de mouvement.
Une conversation qui n'a jamais eu lieu.
Une responsabilité devenue floue.
Un sujet que plus personne ne sait comment traiter collectivement.
Avec le temps, cette question a dépassé le seul cadre des organisations.
Car ce qui s'y joue dépasse souvent les organisations elles-mêmes.
Les organisations restent peut-être l'un des derniers endroits où nous pouvons encore vivre une expérience qui devient rare.
Construire malgré nos désaccords
Malgré les tensions
Malgré les intérêts divergents.
Quand cette capacité existe,
les tensions ne disparaissent pas.
Les désaccords ne disparaissent pas.
Les intérêts divergents ne disparaissent pas.
Mais ils cessent de rendre impossible ce qui doit être regardé et traité collectivement.
Une situation ne se transforme durablement ni par la contrainte.
Ni par la volonté seule.
Elle se transforme lorsque ceux qui la vivent retrouvent la possibilité de traiter ensemble ce qui ne pouvait plus l'être.
Lorsqu'ils y parviennent, ce n'est pas seulement la situation qui évolue.
C'est aussi la capacité du collectif à faire face ensemble à ce qui lui arrive.
Les organisations sont peut-être l'un des derniers endroits où nous pouvons encore apprendre à nous questionner et à regarder autrement ce qui se joue entre nous.
Et découvrir des possibilités d'action là où nous pensions avoir déjà tout essayé.
Pour retrouver une capacité d'action
là où l'on croyait qu'il n'y avait plus rien à faire.
